« chez le per’gras »
fête ses 130 ans !

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L’histoire

Laval, Isère septembre
milieu du XIXème siècle

Il faisait froid ce matin là. Un vrai temps d’automne, le brouillard avait envahi le village.
L’humidité glaçait les os et réveillait les rhumatismes des anciens. Les arbres avaient revêtu leurs manteaux de pourpre, d’ocre et de rouille. Un silence de mort régnait en maitre sur le petit hameau encore endormi. Seule une modeste chartreuse au bout d’une minuscule ruelle sinueuse semblait reprendre vie.
Etienne et Marie rassemblaient leurs quelques affaires : un pétrin, un banc, quelques chaises, la vaisselle en faïence de la Grand-Mère et les draps brodés de leur mariage. Etienne enfila sa vieille veste en coton marron, ses brodequins usés et sa ceinture en flanelle puis il sortit de la maison sans un mot. Tous deux avaient la gorge serrée et puis parler, pourquoi faire ? Il fallait partir, laisser la place.
Etienne s’approcha doucement de l’écurie en essayant de graver ce paysage, qu’il connaissait déjà par coeur. Son visage était fermé, il poussa machinalement la porte de l’écurie et attela tout aussi machinalement les deux chevaux que le grand-père avait acheté avant sa mort. Marie s’affairait à plier les assiettes fleuries dans de vieux journaux puis les rangeait délicatement dans la malle entre les draps de coton blanc.
Voilà, il ne restait plus qu’à préparer le casse-croûte, à charger la charrette et à partir.
Le brouillard s’était dissipé peu à peu et quelques rayons de soleil arrivaient même à passer entre les flancs de la montagne. Marie fit chauffer une goute de jus lorsque le Toine arriva. C’était l’ami de la famille, un colosse avec une sensibilité exacerbée, capable de se mettre à pleurer comme un enfant ou de rentrer dans des fureurs destructrices dont seul Etienne parvenait à le sortir.

Il but son café en regardant par la petite fenêtre, démunie de ses rideaux de dentelle et soupira. Etienne s’approcha de son ami, posa sa main sur l’épaule de ce géant et lui dit : Allez, Le Toine faut qu’on charge. Les deux hommes sortirent les meubles un par un de la maison, les enchevêtrèrent sur la charrette.
Une demie heure après elle était pleine et le couple prêt à partir. Ne restaient que les au revoir et ce n’était pas le plus facile. Marie embrassa le Toine. Ils avaient tout deux les yeux remplis de cette émotion qui vous serre les tripes et qui empêche de parler. Etienne n’était pas plus bavard. Une accolade vigoureuse, bienveillante et chaleureuse rapprocha les deux hommes puis ce fût le départ. Marie et Etienne grignoteront un bout près de l’Isère vers midi et ce soir si tout va bien, ils seront à la Bastille. Là bas, Là haut une ferme les attendait.
Tout était à faire…

Pour débuter la saison

Diners spectacles

Les lundis 16, 23 et 30 mars 2026

Avec la complicité de l’association de théâtre « Un autre Monde » et sous la direction de Mr Guillaume PEQUIN, plongez au cœur d’une enquête policière « Le crime n’est jamais parfait ».
Suivez tout au long du dîner l’enquête policière de la Commissaire Crikx et des inspecteurs Leblanc et  Magenta sous l’œil aguerri et la plume acerbe de la non moins célèbre journaliste et autrice Colette.
Table de 10 personnes à partager ou pas. La table qui  trouve le coupable se verra offrir le champagne.
« Elémentaire, mon cher Watson »

Mystère et boule de gomme
À l’occasion de Pâques
A l’occasion de la fête des mères

À ne pas manquer !

Le bal musette du 14 juillet
Le billet gagnant De mars à novembre
Le dîner gastronomique des 130 ans
la fête des vendanges
Les vendangeuses farcies au muscat
Kitchen
Octobre 2026
Vélo

Le Vélo à la Bastille

La légénde :
La légende de la montée de la Bastille prend forme le 2 juin 1977.
Alors jeune coureur, Bernard Hinault, qui n’est pas encore « le Blaireau », lâche la crème des coureurs du peloton des années 70 dans la traversée de la Chartreuse. Il bascule à toute vapeur dans la descente du Col de Porte. Au détour d’un virage, il va tâter du ravin et dans un réflexe d’hébètement remonte sur sa machine. Il entame alors la montée de la Bastille, méconnue à l’époque, et pose pied à terre au plus fort de la pente. Il remontera sur sa machine, s’imposera dans cette étape et 48 heures plus tard remportera le général du Critérium. Un coureur et une montée de légende étaient nés.

Le petit mot d’un grand pro :
«Quand on est cycliste, coureur ou touriste, s’il existe une montée que l’on doit faire au moins une fois dans sa vie, c’est bien la Bastille à Grenoble. Celle là, elle vous laisse un souvenir!! Vous ne serez pas près de l’oublier. Mais vous pourrez annoncer fièrement « je l’ai fait ». Quand j’y repense, plus de trente ans après ma première ascension, c’était au Dauphiné 77, j’entends encore ma respiration saccadée, je sens cette pédale qui refuse de descendre, cette obsession de virer au plus large pour adoucir la pente. »
Bernard THÉVENET

Mémorial troupes de montagnes

Troupes de Montagne

Partenaire de longue date, le lien existant entre le Per’Gras et l’armée se retrouve désormais au travers du Mont Jalla où se situe le mémorial national des Troupes de montagne érigé en mémoire des soldats du corps des Troupes de montagne tombés pour la France depuis sa création en 1888.
Depuis 1994, les parcelles du Per’Gras abritent le mur du souvenir voué à la reconnaissance et à la fidélité de ceux qui ont mérité de rester dans nos mémoires. Ainsi la première plaque posée honore les aïeuls de la famille Gras présent depuis 1896 au côté des Troupes de montagne.

Téléphérique
POMA Téléphérique Bastille

POMA

L’amitié mène à tout, même au Mont Jalla !

Monsieur Pomagalski et notre Grand Père Hippolyte Gras étaient amis de longue date et s’appréciaient beaucoup.
L’un recevait l’autre régulièrement au restaurant. Les fins de repas devaient sans doute être animés par leurs souvenirs d’enfance, d’école, d’un instant envolé, d’un instant volé.
Lors d’un de ces déjeuners, sans doute dominical, Hippolyte et Monsieur Pomgalski échangèrent sur l’idée d’un télésiège.
Pour Hippolyte le projet apporterait de l’attractivité aux abords du restaurant, permettant aux promeneurs de monter jusqu’au Mont Jalla sans fatigue. Pour Monsieur Pomagalski l’intérêt  était technique, installer un prototype à proximité de son usine, lui offrait une carte de visite toute trouvée et pratique. Affaire conclue ! le télésiège de la Bastille sera aménagé en 1969. Le télésiège fût démonté en 1994 lors de la construction du Mémorial des Troupes de Montagne rendant à la colline son aspect originel.

Restaurant Chez le Per’gras

90 Chemin de la bastille 38000 Grenoble

04 76 42 09 47